L’art brut selon Christophe Sartori

23 09 2006

BOURG-SUR-GIRONDE

Christophe Sartori, né à Paris en 1958, vit et travaille aujourd’hui à Bourg-sur-Gironde. Il a commencé à dessiner et peindre au début des années 1980. Il ne se veut pas un artiste conventionnel, se sentant proche de l’art brut. « Le travail de Sartori découle du vécu mélancolique de la perte, de la quête de liberté dans sa forme la plus pure et la plus innocente », analyse le critique Van Der Linden. « Ses dessins à la mine de plomb sont de petites compositions compactes qui expriment une énergie spontanée et une répétition presque obsessionnelle de formes géométriques simples, traitées dans un mouvement rapide et rythmé ». Sartori démarre ses dessins en traçant un contour en noir. Une fois l’espace défini, il élabore ses images à partir de petits éléments géométriques tracés souplement. Dans ses peintures, il partage la même technique pour une approche similaire. Avec une palette sobre, il construit son univers autour d’une géométrisation qui rejette le figuratif tout en y lançant quelques clins d’oeil. La lumière n’est jamais absente, tout en ressenti et retenue. Les espaces sont définis sans concession mais sans lourdeur, comme des schémas de ponctuation qui invite à d’autres réflexions où les esprits de liberté ne sont jamais absents. A découvrir actuellement à la Galerie des Bastides à Sainte-Foy la Grande jusqu’au 28 septembre.

Sud Ouest le 23 Septembre 2006.


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