Partie 1 - G
G. Guérisons - utilisation d’un rituel pour soigner – théâtralisation
Le matériel du chamane est un prolongement de sa personne et surtout de ses capacités. Ses objets permettent au chamane d’exécuter un acte qui leur est associé. Son kikituk permettait ainsi au chamane alaskan asatchacq de soigner ses patients en mordant l’esprit morbide qui les possédait, ou encore de tuer un ennemi en le mordant. Nombre d’objets de pouvoir possèdent de multiples significations. Dans la vision chamanique du monde, la maladie n’a qu’un nombre limité de causes possibles. L’âme ou les âmes d’un individu peuvent s’égarer, et l’âme du chamane se rendre dans le monde des esprits pour lutter en sa faveur et la rapporter. De par ses expériences individuelles extraordinaires, le chamane dispose de moyens d’ordre psychologique, mais ses fins – guérison et maintien de la communauté – sont d’ordre sociologique. Il est souvent difficile de dissocier les chamanes de leurs clients, puisque leur commune capacité de rêver devient une technique de transe, ou que la maladie initiatique du chamane le qualifie pour traiter un mal analogue chez le patient. Tout comme le chamane, le patient subit une transformation. une fois guérie toute maladie peut recevoir une interprétation positive. L’esprit a des facultés extraordinaires qui, chez la plupart des gens, restent inexploitées.
N.B. L’ensemble des informations sur les chamanes proviennent de :
- Les chamanes, de Piers Vitebsky, Allbin Michel..
- Possesion et chamanisme, de Bertrand Hell, Flammarion.
- Le temps du rêve, de Cyril Havecker, Le mail.
- Les chamanes de la préhistoire, de J. Clottes et D. Lewis Williams, Le Seuil.
Copyright © Gilles Lewalle.
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